Acupuncture danger : risques rares et praticien qualifié

L’essentiel à retenir : Bien que l’acupuncture comporte des risques, les complications graves restent exceptionnelles (0,024% des cas) et sont presque toujours liées à une pratique inadaptée. Le choix d’un praticien diplômé, maîtrisant l’anatomie et les protocoles de sécurité, s’impose comme la garantie principale d’une séance sans danger, confirmant que la thérapie reste bénéfique lorsque les règles de bon usage sont respectées.

De plus en plus de personnes recourent à l’acupuncture pour soulager douleurs, migraines ou troubles du sommeil, mais qui connaît vraiment les risques réels de cette pratique millénaire ? Si les acupuncture danger sont souvent exagérés, il existe des effets secondaires fréquents – hématomes, malaises – et des complications graves, rares, liées à une mauvaise technique. Cet article analyse les données scientifiques, détaille les erreurs à éviter et explique comment choisir un praticien qualifié. Découvrez aussi les contre-indications et signaux d’alerte post-séance pour profiter de cette thérapie en toute sécurité, avec des conseils concrets.

  1. L’acupuncture est-elle dangereuse ? Ce que disent les études
  2. Les effets secondaires fréquents mais bénins de l’acupuncture
  3. Acupuncture : les dangers graves mais rares liés à une mauvaise pratique
  4. Contre-indications et précautions : quand faut-il éviter l’acupuncture ?
  5. Comment éviter le danger en acupuncture : le guide pratique pour une séance sûre
  6. Verdict : une pratique bénéfique lorsque les règles de sécurité sont respectées

L’acupuncture est-elle dangereuse ? Ce que disent les études

L’acupuncture est largement utilisée pour des douleurs chroniques (lombalgie, céphalées), les nausées post-opératoires ou liées à la grossesse, avec un soutien scientifique pour ces usages, selon l’INSERM (2014). Pourtant, la question acupuncture danger reste pertinente : bien que globalement sûre, des risques mineurs (douleurs légères, hématomes) surviennent dans 6,71 % à 15 % des cas, restant transitoires. Des étourdissements (syncope) sont fréquents, avec 82 cas documentés. L’efficacité prouvée pour certaines pathologies justifie son usage complémentaire, mais les données insistent sur la nécessité d’un cadre rigoureux.

La sécurité de l’acupuncture dépend de la compétence du praticien et des protocoles suivis. Une étude sur 190 924 patients chiffre à 0,024 % les événements graves (lésions organiques, décès), extrêmement rares. Cependant, des complications comme le pneumothorax (201 cas) ou les infections (35 cas d’hémorragies cérébrales) surviennent presque systématiquement en cas d’erreurs techniques ou de défauts d’hygiène. Par exemple, l’insertion inappropriée d’aiguilles au niveau de la poitrine ou du cou peut provoquer des dommages irréversibles, rappelant l’importance d’une connaissance anatomique approfondie.

L’incidence des événements indésirables graves comme le décès ou un traumatisme organique est extrêmement faible, estimée à environ 0,024 % des cas, soulignant la rareté de ces complications.

Dans les pays occidentaux, les risques sont réduits grâce aux normes de stérilisation et à la formation encadrée des praticiens. En France, seuls les professionnels de santé (médecins, sages-femmes, dentistes) peuvent la pratiquer après formations spécialisées (DIU, capacité de médecine). Cependant, 2,2 % des patients nécessitent un soin spécifique pour des effets évitables. Le choix d’un praticien certifié, l’adaptation aux contre-indications (grossesse, anticoagulants) et la vérification de ses connaissances en anatomie restent essentiels. En somme, la rigueur du thérapeute transforme cette pratique ancestrale en une thérapie sûre et efficace, à condition de respecter un cadre légal et technique strict.

Les effets secondaires fréquents mais bénins de l’acupuncture

Lorsque l’acupuncture est pratiquée par des praticiens expérimentés, les effets secondaires observés restent généralement mineurs et temporaires. Selon des études épidémiologiques, entre 6,71 % et 15 % des séances entraînent des réactions bénignes. Ces effets, souvent perçus comme une réponse normale de l’organisme à la stimulation des points énergétiques, ne compromettent pas la sécurité globale de la pratique. Une étude de 2001 analysant plus de 60 000 actes d’acupuncture a d’ailleurs confirmé que seules 1,5 % des séances entraînaient des effets transitoires, sans séquelles graves.

Les manifestations les plus courantes incluent :

  • Douleur localisée : Une gêne légère au point d’insertion de l’aiguille est signalée dans 1,1 % à 2,9 % des cas. Cette sensation, souvent décrite comme une piqûre éphémère, s’atténue rapidement.
  • Hématomes ou saignements : Les micros lésions des vaisseaux sanguins provoquent des ecchymoses dans 2,1 % à 6,1 % des séances. Les personnes sous anticoagulants ou au tempérament sanguin sont plus sujettes à ces effets.
  • Syncope vagale : Les étourdissements ou évanouissements, fréquents lors des premières séances, résultent d’une réaction anxieuse ou d’une baisse temporaire de la pression artérielle. Bien inquiétants, ils disparaissent en quelques minutes.
  • Aggravation passagère des symptômes : Jusqu’à 10 % des patients constatent une intensification des douleurs ou des troubles traités. Ce phénomène, interprété comme un rééquilibrage énergétique, s’estompe en 48 heures au maximum.

Ces effets s’expliquent par des mécanismes physiologiques simples. La douleur ou les hématomes découlent de l’effraction cutanée par les aiguilles ultra-fines, tandis que les étourdissements reflètent une activation passagère du système parasympathique. Aucun ne nécessite d’intervention médicale, sauf en cas de persistance au-delà de deux jours. Il est crucial de noter que ces désagréments diminuent avec l’expérience du praticien, dont la connaissance des points précis et de la profondeur d’insertion réduit les risques.

Pour en savoir plus sur les bienfaits de l’acupuncture lorsqu’elle est bien pratiquée, découvrez comment elle peut soulager certains troubles digestifs.

Acupuncture : les dangers graves mais rares liés à une mauvaise pratique

L’acupuncture, utilisée par des millions de personnes à travers le monde, est globalement considérée comme sûre lorsque pratiquée par des professionnels formés. Cependant, des complications graves peuvent survenir dans des cas exceptionnels, représentant 0,024 % des séances. Ces risques, presque toujours liés à une technique inadéquate, incluent des traumatismes organiques ou des infections. Le choix d’un praticien qualifié reste donc essentiel pour garantir la sécurité du patient.

Pneumothorax : le danger le plus documenté

Le pneumothorax, caractérisé par une perforation du poumon, est la complication la plus fréquemment rapportée. Une revue chinoise a recensé 201 cas, dont 4 décès, généralement dus à l’insertion d’aiguilles dans les régions thoraciques, épaules ou omoplates. L’incidence reste extrêmement faible : 0,87 cas par million de séances en Taïwan, et 8 cas par million en Allemagne. Même sans facteurs de risque connus (tabagisme, emphysème), des cas isolés existent, comme celui d’un homme de 45 ans non-fumeur à Singapour, victime d’un pneumothorax après une séance réalisée par un non-médical. Ce type de complication nécessite souvent un drainage thoracique ou une hospitalisation, soulignant l’importance d’une insertion précise des aiguilles.

Les autres risques traumatiques

Type de Traumatisme Description Exemples de cas rapportés
Lésions cardiovasculaires Perforation du cœur ou de gros vaisseaux. 7 cas, dont 4 décès.
Lésions nerveuses Atteinte d’un nerf périphérique ou crânien. Lésions du nerf laryngé (enrouement), du nerf phrénique (difficulté à respirer).
Perforation d’organes Aiguille atteignant un organe abdominal. Perforation de la vésicule biliaire (7 cas), de l’intestin (5 cas).
Hémorragies internes Saignement dans une cavité corporelle. Hémorragie sous-arachnoïdienne (35 cas), hématome épidural spinal (9 cas).

Ces complications, bien que rares, soulignent l’importance d’une connaissance approfondie de l’anatomie. En France, seule la pratique encadrée par des professionnels diplômés (médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes) réduit les risques. Les cas graves surviennent majoritairement hors de ce cadre, notamment avec des praticiens non formés.

Risque d’infection : un problème maîtrisé

Autrefois fréquent, le risque infectieux a été fortement réduit grâce à l’utilisation systématique d’aiguilles stériles à usage unique. Selon l’INSERM (2014), les infections graves surviennent dans 0,55 cas pour 10 000 patients, souvent liés à des négligences comme la réutilisation d’aiguilles ou un nettoyage insuffisant. Les complications incluent abcès ou spondylodiscites, désormais rares grâce aux protocoles stricts. Par exemple, un cas de spondylodiscite à pyogène a été documenté après une séance réalisée avec du matériel non stérile, nécessitant une antibiothérapie prolongée.

L’utilisation d’aiguilles stériles à usage unique est cruciale, notamment lors du traitement des douleurs cervicales, où la précision anatomique est vitale. L’acupuncture doit compléter, non remplacer, les traitements médicaux éprouvés pour éviter tout retard de prise en charge.

Contre-indications et précautions : quand faut-il éviter l’acupuncture ?

L’acupuncture, bien que reconnue pour sa faible incidence d’effets secondaires graves (0,024 % selon des études), nécessite de respecter des contre-indications strictes pour éviter les complications. Ces précautions se divisent en deux catégories : les contre-indications absolues, où l’acupuncture est formellement déconseillée, et les contre-indications relatives, où l’acte doit être évalué au cas par cas.

  • Grossesse : Certains points comme LI4 (Hegu) et SP6 (Sanyinjiao) sont contre-indiqués car ils pourraient déclencher des contractions utérines. Pour en savoir plus sur les précautions spécifiques, consultez cet article sur l’acupuncture durant la grossesse.
  • Troubles de la coagulation : La prise d’anticoagulants ou l’hémophilie augmente le risque d’hémorragies ou d’hématomes, surtout en cas de puncture profonde.
  • Zones spécifiques : Peau infectée, cicatrices récentes, ou membres à risque de lymphoedème.
  • Patients souffrant de mouvements incontrôlés, rendant l’insertion des aiguilles imprévisible.

Pour les contre-indications relatives, l’acupuncture doit être pratiquée avec vigilance. Les patients diabétiques présentent un risque accru d’infections cutanées en raison de leur système immunitaire affaibli. Les personnes épileptiques pourraient voir leurs crises déclenchées par la stimulation électrique, nécessitant une méthode adaptée. Les porteurs de pacemaker doivent éviter les stimulations électriques, et les patients cancéreux nécessitent une adaptation stricte des protocoles pour éviter toute interférence avec leurs traitements. Les tumeurs malignes interdisent l’insertion d’aiguilles sur la zone touchée, afin de réduire le risque de dissémination cellulaire.

« Le risque le plus important de l’acupuncture est qu’elle se substitue à un traitement médical conventionnel dont l’efficacité est prouvée, entraînant une perte de chance pour le patient. » Selon les autorités de santé françaises.

Enfin, l’acupuncture est strictement contre-indiquée en cas d’infection active, de tumeurs malignes ou d’urgence médicale. Les praticiens doivent vérifier l’anamnèse du patient (neutropénie sévère, défauts sensoriels) et respecter des règles d’hygiène strictes, notamment l’utilisation d’aiguilles stériles à usage unique. Un professionnel qualifié adaptera le traitement en fonction des risques individuels, garantissant une pratique sûre. Les complications graves, bien que rares, sont évitables grâce à une technique rigoureuse, une connaissance approfondie de l’anatomie et une formation solide du praticien. En cas de doute, une consultation médicale préalable est recommandée pour évaluer la compatibilité de l’acupuncture avec l’état de santé du patient.

Comment éviter le danger en acupuncture : le guide pratique pour une séance sûre

Choisir un praticien qualifié à Douai constitue un critère essentiel pour une séance d’acupuncture sans risque. En France, cette pratique est un acte médical réservé aux médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et vétérinaires diplômés. Le recours à un professionnel non qualifié expose à des sanctions pénales (jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende). Les diplômes universitaires (DU/DIU) attestent d’une formation rigoureuse, garantissant la maîtrise des points anatomiques et des protocoles de sécurité. Par exemple, le DIU en auriculothérapie de Strasbourg ou le DIU Mésothérapie de Sorbonne Université forment les praticiens à des techniques ciblées, réduisant les risques liés à une mauvaise localisation des points.

Avant la première séance, vérifiez systématiquement l’utilisation d’aiguilles stériles à usage unique, déballées sous vos yeux. En France, comme au Québec, cette exigence vise à éliminer tout risque de transmission de maladies infectieuses (hépatite B/C, VIH). Un diagnostic médical préalable est indispensable pour identifier les contre-indications (grossesse, troubles de la coagulation, état fiévreux). Le praticien doit adapter la technique en cas de pathologies chroniques ou de traitements concomitants comme les anticoagulants. Une étude rappelle que 6,71 à 15 % des effets secondaires légers (hématomes, étourdissements) sont évitables avec une asepsie rigoureuse, incluant la désinfection des zones traitées et le port de gants jetables.

Après la séance, une fatigue passagère ou une détente profonde sont des réactions normales. Cependant, certains signes nécessitent une consultation immédiate :

  • Une difficulté à respirer ou une douleur thoracique (risque de pneumothorax, avec 201 cas documentés dans des études chinoises).
  • Une fièvre, des frissons, ou un gonflement rouge et chaud au site d’une aiguille (infection possible, incluant abcès ou hépatites).
  • Une douleur intense et persistante qui ne s’estompe pas (lésion nerveuse ou tissulaire).
  • Tout symptôme neurologique inhabituel (engourdissement prolongé, perte de force, pouvant indiquer une atteinte du nerf laryngé inférieur ou phrénique).

L’auto-acupuncture ou l’usage de dispositifs non réglementés comme le « stylo acupuncture » présentent des dangers avérés. Ces outils amateurs ne permettent pas de contrôler la profondeur d’insertion ni l’asepsie, augmentant le risque de lésions tissulaires ou d’infections. Les effets secondaires graves, bien que rares (0,024 % des cas), sont souvent liés à un manque de formation : un stylo acupuncture non réglementé peut provoquer une perforation cardiaque ou une hémorragie cérébrale. Selon les données, 35 cas d’hémorragie sous-arachnoïdienne et 7 cas de lésions cardiovasculaires ont été rapportés. Seuls des professionnels formés disposent des compétences pour éviter ces complications, en appliquant des protocoles stricts (aiguilles en acier chirurgical, diamètre inférieur à 0,35 mm) et en respectant les contre-indications légales (ex: points spécifiques pendant la grossesse).

Verdict : une pratique bénéfique lorsque les règles de sécurité sont respectées

Les données montrent que l’acupuncture comporte des risques variables, mais maîtrisables. Les effets secondaires mineurs, comme hématomes (2,1 à 3,9 % des cas) ou étourdissements, surviennent dans 6,71 à 15 % des séances. Les complications graves (pneumothorax, lésions nerveuses) restent exceptionnelles (0,024 % des cas) et sont presque toujours liées à une mauvaise technique ou un manque de formation. Par exemple, les 201 cas de pneumothorax documentés en Chine résultaient souvent d’insertions trop profondes en zone thoracique, évitables avec une connaissance anatomique rigoureuse.

Le professionnel qualifié est la garantie de sécurité. En France, seuls les médecins diplômés (DIU après 9 ans d’études médicales) ou thérapeutes certifiés peuvent exercer légalement. Aux États-Unis, la certification validée par le NCCAOM garantit des compétences en sécurité et éthique, avec un processus exigeant une formation accréditée. Un praticien compétent maîtrise l’anatomie, identifie les contre-indications (grossesse, anticoagulants) et utilise des aiguilles stériles conformes aux normes de la FDA. Choisir un expert en les principes de l’énergétique chinoise réduit les risques d’infections (abcès, tétanos) ou de traumatismes (perforations d’organes).

Associée à la médecine conventionnelle, l’acupuncture soulage le stress, les douleurs chroniques ou les troubles du sommeil. Elle ne doit jamais remplacer un avis médical pour des pathologies graves, au risque de retarder des traitements vitaux. L’OMS déconseille son usage en urgence ou en cas de tumeurs malignes, car elle ne soigne pas les causes sous-jacentes. Vérifier les diplômes du praticien et consulter son médecin avant la pratique sont des précautions essentielles. Cette méthode ancestrale révèle tout son potentiel à condition de respecter rigueur scientifique, hygiène stricte et complémentarité avec la médecine moderne. Par exemple, en France, les protocoles de la Haute Autorité de santé encadrent son utilisation pour éviter les dérives sectaires ou les négligences.
L’acupuncture, bien que sûre, comporte des effets mineurs fréquents (hématomes, malaises) et rares complications graves liées à une mauvaise pratique. Choisir un praticien qualifié et rigoureux est essentiel pour réduire les risques. Associée aux traitements médicaux et sous surveillance médicale, elle peut s’intégrer en toute sécurité. Découvrez les bases de l’énergétique chinoise pour en saisir les mécanismes.

FAQ

Quels sont les points de danger à connaître en acupuncture ?

Lors de la pratique de l’acupuncture, certains points particuliers nécessitent une attention particulière de la part du praticien. Cela concerne notamment des points spécifiques situés dans des zones sensibles du corps, comme certains points du cou, de la nuque et du thorax. Une insertion inappropriée de l’aiguille dans ces zones peut entraîner des complications graves. Par exemple, une aiguille insérée trop profondément dans la région de la nuque peut provoquer une hémorragie sous-arachnoïdienne. De même, une mauvaise manipulation des points situés au niveau de la poitrine peut causer un pneumothorax, c’est-à-dire une perforation du poumon. C’est pourquoi il est crucial que seul un praticien qualifié et formé à l’anatomie humaine intervienne sur ces points.

Quelles sont les contre-indications à l’acupuncture ?

L’acupuncture présente des contre-indications absolues et relatives qu’il est important de connaître avant de recourir à cette pratique. Parmi les contre-indications absolues, on trouve la grossesse (certains points comme LI4 et SP6 doivent être évités car ils pourraient déclencher le travail), les troubles de la coagulation ou la prise d’anticoagulants (risque élevé d’hémorragie), l’insertion d’aiguilles dans des cicatrices récentes, des plaies ou une peau infectée, ainsi que l’acupuncture sur un membre présentant un risque de lymphœdème. Les contre-indications relatives incluent notamment le diabète (risque accru d’infection), l’épilepsie, la présence d’un pacemaker (interférences possibles avec les stimulations électriques), et les cancers. Il est également déconseillé de pratiquer l’acupuncture en cas de fièvre élevée, d’infection aiguë ou de maladie inflammatoire aiguë.

Comment reconnaître un bon praticien en acupuncture ?

Pour identifier un professionnel compétent en acupuncture, plusieurs critères doivent être vérifiés. En France, l’acupuncture est un acte médical réglementé qui ne peut être pratiqué que par un professionnel de santé diplômé (médecin, sage-femme ou chirurgien-dentiste) ayant suivi une formation universitaire spécifique (DU ou capacité). Lors de votre première consultation, il est important de vous assurer que votre praticien utilise exclusivement des aiguilles stériles à usage unique, qu’il les ouvre devant vous, et qu’il réalise un diagnostic complet avant d’entreprendre toute séance. Un bon acupuncteur devrait également être en mesure d’expliquer clairement les risques et les bénéfices de la pratique, de prendre en compte vos antécédents médicaux, et de respecter les contre-indications établies. Il est recommandé de privilégier les praticiens membres d’organismes professionnels reconnus, ce qui garantit un suivi éthique et une mise à jour régulière de leurs connaissances.

Quels sont les 12 points d’acupuncture dits « miraculeux » ?

Les 12 points d’acupuncture dits « miraculeux » font référence à des points particuliers réputés pour leurs vertus thérapeutiques multiples. Ces points, répertoriés dans la médecine traditionnelle chinoise, sont utilisés pour traiter une grande variété de troubles. Parmi eux, on retrouve le point Neiguan (P6) pour les troubles cardiaques et les nausées, Zusanli (E36) pour renforcer l’énergie générale et améliorer la digestion, Hegu (GI4) pour les maux de tête et les problèmes ORL, ainsi que Sanyinjiao (R6) pour les affections gynécologiques et la circulation sanguine. Cependant, il convient de préciser que, bien que ces points soient largement utilisés, leur efficacité dépend toujours d’une utilisation appropriée et d’un diagnostic précis. De plus, certains de ces points, comme GI4 et R6, doivent être évités chez les femmes enceintes, car ils peuvent stimuler les contractions utérines.

Quelles précautions respecter après une séance d’acupuncture ?

Après une séance d’acupuncture, il est recommandé d’adopter un certain nombre de précautions afin de préserver les effets bienfaisants du traitement et d’éviter toute complication. Il est conseillé de boire beaucoup d’eau pour faciliter l’élimination des toxines et de se reposer suffisamment pour permettre à l’organisme de s’ajuster aux modifications énergétiques induites. Il est préférable d’éviter les activités physiques intenses, les expositions prolongées au froid ou à la chaleur extrême, ainsi que la consommation d’alcool ou de repas lourds. En cas de sensation de faiblesse ou de vertiges, il est préférable de ne pas conduire immédiatement après la séance. Enfin, si vous remarquez des signes inquiétants tels qu’une douleur inhabituelle, une rougeur excessive ou une élévation de température à l’endroit des ponctions, il est impératif de consulter un médecin rapidement.

L’acupuncture peut-elle aggraver un état de santé existant ?

Dans certains cas rares, l’acupuncture peut provoquer une aggravation temporaire des symptômes avant une amélioration. Cet effet transitoire, observé chez environ 1 à 2% des patients, est souvent interprété comme une réponse normale de l’organisme à la stimulation des flux énergétiques. Cependant, une aggravation persistante ou sévère est généralement le signe d’une technique inappropriée ou d’une mauvaise évaluation préalable par le praticien. Les risques d’aggravation sont plus fréquents lorsque l’acupuncture est pratiquée par un professionnel non qualifié, sans connaissance approfondie de l’anatomie ou sans prise en compte des contre-indications spécifiques au patient. C’est pourquoi il est crucial que l’acupuncture s’intègre toujours dans un parcours de soins global, en complément des traitements médicaux établis, et non comme substitut à ces derniers.

L’acupuncture a-t-elle une réelle efficacité scientifiquement démontrée ?

L’efficacité de l’acupuncture a été scientifiquement validée pour certaines indications spécifiques, bien que son mécanisme d’action exact reste encore partiellement expliqué par la médecine occidentale. Selon les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’acupuncture a démontré son efficacité dans le traitement des douleurs chroniques (comme les lombalgies, les céphalées ou les douleurs post-opératoires), ainsi que pour les nausées et vomissements (postopératoires, liés à la grossesse ou à la chimiothérapie). Des méta-analyses, dont celles de l’INSERM en 2014, ont confirmé ces bienfaits dans des contextes cliniques spécifiques. Cependant, pour de nombreuses autres indications, l’effet placebo peut jouer un rôle important. L’acupuncture reste donc une thérapeutique complémentaire à utiliser avec discernement et en complément des traitements médicaux établis.

Quels sont les effets secondaires possibles de l’acupuncture ?

Les effets secondaires de l’acupuncture sont généralement bénins, temporaires et liés à la réponse individuelle du patient. Les plus courants incluent des ecchymoses légères ou un saignement mineur aux points de ponction (observés dans 2,1% à 6,1% des cas), une douleur locale passagère (1,1% à 2,9%), ou un malaise éphémère (syncope vagale), particulièrement lors de la première séance ou chez les patients anxieux. Des réactions plus inhabituelles peuvent inclure une légère fatigue post-séance, des étourdissements ou une aggravation temporaire des symptômes avant leur amélioration. Les effets indésirables graves restent extrêmement rares, avec une incidence inférieure à 0,05% des cas lorsqu’ils sont pratiqués par des professionnels qualifiés. Par ailleurs, les effets secondaires graves (comme les traumatismes organiques ou les infections) sont presque toujours liés à une technique inappropriée ou à un manque d’hygiène.

Quel est le prix moyen d’une séance d’acupuncture ?

Le coût d’une séance d’acupuncture peut varier selon plusieurs facteurs, notamment la localisation géographique, l’expérience du praticien et le cadre de la consultation. En France, les honoraires des acupuncteurs diplômés (médecins, sages-femmes ou chirurgiens-dentistes formés) ne sont généralement pas pris en charge par la Sécurité Sociale, bien que certains remboursements partiels puissent être obtenus via les mutuelles complémentaires. Le prix moyen d’une séance s’échelonne généralement entre 30 et 80 euros, avec des variations possibles selon la région et la complexité du traitement. Il est recommandé de se renseigner sur les tarifs avant le premier rendez-vous et de vérifier les conditions de remboursement potentielles avec sa mutuelle. Il convient également de rappeler que les honoraires ne devraient jamais être le seul critère de choix d’un praticien, la sécurité et la compétence devant primer sur le prix.